Le Petit Journal de Monaco

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Enchères

Posted by lepetitjournaldemonaco sur 24 novembre 2014

Les enchères ont la cote!

A Fontainebleau

Pour ne pas en avoir pris connaissance, il aurait vraiment fallu y mettre du sien. En effet, la vente aux enchères qui s’est déroulée ce dernier week-end à Fontainebleau n’est pas passée inaperçue. Toute la presse, les radios, les chaînes de TV l’ont évoquée. Elle était organisée par les études Osenat, Binoche et Giquello. Y assistaient des amateurs d’histoire et surtout des admirateurs de Napoléon Ier, outre les curieux que l’on rencontre toujours dans ce genre de manifestations. Un millier de pièces, certaines exceptionnelles, des « trophées » saisis par les troupes prussiennes à Waterloo dans les berlines de l’empereur, gants, argenterie, épée, ordres de chevalerie, mais aussi les chaussons de baptême du roi de Rome, brodés aux armes impériales, une montre entièrement en ivoire donnée par Napoléon au général Drouot, une assiette rare du service dit « des quartiers généraux » et de très nombreux souvenirs de la Grande Armée et de l’entourage du souverain. Le tout venu des collections qu’avait constituées le Prince Louis II, arrière-grand-père de S.A.S. Albert II et qui jusqu’à ces derniers mois étaient au musée des souvenirs napoléoniens de Monaco.
Mais la pièce maîtresse était d’une tout autre valeur. Elle s’est enlevée pour 1,884 million d’euros, avec les frais, dit-on… Il est vrai qu’elle n’était pas banale, il s’agissait d’un bicorne, un des 19 authentifiés qui existent au monde. Il avait été estimé entre 300.000 et 400.000 euros. Ce couvre-chef est « de forme traditionnelle, en feutre dit en castor noir », et provient de Joseph Giraud, qui fut vétérinaire de la Maison de l’empereur. C’est le Coréen Tka Lee, qui était installé au 2e rang et qui est responsable de la communication de Harim Group, une chaîne alimentaire coréenne, qui s’en est reparti avec ce trésor, ainsi que sept autres objets, dont le sabre de l’Empereur et des épées. Il semble qu’il ne soit pas particulièrement admirateur de Napoléon, il a appris très tard la tenue de cette vente et s’est donc décidé rapidement. Il se dit qu’il envisage d’exposer ces objets sous haute sécurité dans l’entrée du siège de sa société à Séoul et songe même à acquérir d’autres souvenirs napoléoniens…

A Paris

1.500 écrits de femmes, souveraines, philosophes, actrices, chanteuses ou romancières composent la collection de Claude de Flers, que cinq générations ont acquise et enrichie au fil du temps. Parmi ces pièces on en trouve une comportant quelques mots « Veuillez excuser Stéphanie de ne pas avoir fait sa leçon de Français. Elle a laissé son livre à l’école mercredi. » Écrits de la main de la Princesse Grace à l’institutrice de sa fille, estimés entre 500 et 600€. Ce petit mot est accompagné d’une autre lettre manuscrite, signée Caroline de Monaco, elle excuse sa sœur Stéphanie pour son retard en classe. D’autres missives sont signées de Colette, Marguerite Yourcenar ou encore George Sand. On trouve aussi une lettre de Brigitte Bardot daté du 21 décembre 1967, estimée entre 2.500 et 3.000€. une autre d’Isabelle Adjani à Pierre Dux, alors administrateur général de la Comédie-Française, estimée entre 2.000 et 2.500€, elle y indique qu’elle démissionne de l’illustre maison pour se consacrer au cinéma, quelques mots d’Édith Piaf à son premier mari Jacques Pills. Mais le clou est une lettre de Catherine d’Aragon, fille des Rois catholiques, Isabelle de Castille et Fernand d’Aragon, estimée entre 35.000 et 40.000€, où la première épouse de Henry VIII demande au pape son soutien face à un mari qui veut la répudier pour épouser Anne Boleyn. Comme leur divorce ne sera pas reconnu par Rome, cela amènera amènera Henry VIII à fonder l’Église anglicane.
La vente organisée par la maison Ader Normann, a lieu à Paris les 18 et 19 novembre.


A Monaco

Les 25, 26, 27, 28, 29, 30 janvier prochain se déroulera à Monte-Carlo la vente aux enchères, par l’intermédiaire d’Artcurial, d’une partie du mobilier du légendaire hôtel de Paris. Une exposition publique aura lieu les 21, 22, 23, 24 janvier. Pour Luca Allegri, directeur général de l’Hôtel de Paris « Cette vente exclusive annonce la première étape de notre projet de rénovation, participant lui à un vaste programme de valorisation de la Place du Casino. Notre attachement à l’histoire mythique de l’Hôtel de Paris est indéfectible, c’est pourquoi nous souhaitons la partager avec nos clients lors de ce rendez- vous riche en émotion ».

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